Ohuhu Honolulu B 320 couleurs : mon avis, et la preuve que ça transperce

Les Ohuhu Honolulu B est présenté sans son capuchon, laissant apparaître ses deux pointes

🛟️ Curieux de ces produits ?

Je les ai détaillés plus bas, mais si tu veux déjà les voir sur Amazon :

Ohuhu Honolulu B 320 : mon avis complet

Ce sont mes premiers feutres à alcool, et je vais te le dire tout de suite pour que tu saches où on va : le rendu est magnifique, ils sont beaucoup plus faciles à utiliser que je ne le craignais, et ils transpercent le papier de part en part. Les trois choses sont vraies en même temps.

Je te montre les photos du recto et du verso, parce que c'est exactement l'information que je cherchais avant d'acheter et que je n'ai trouvée nulle part.

Trousse Ohuhu Honolulu B ouverte avec les 320 feutres à alcool rangés par famille de couleurs
La trousse Honolulu B ouverte, 320 feutres

Ce que j'ai acheté, et à quel prix

Le set Ohuhu Honolulu B, 320 couleurs, double pointe pinceau et fine, livré avec sa trousse de transport zippée.

Je l'ai payé 213 euros en commandant directement sur le site d'Ohuhu, avec un code de réduction. Sur Amazon, il est à 259,99 euros, soit 81 centimes le feutre. Je te donne les deux prix parce que je préfère que tu choisisses en connaissance de cause : le site de la marque était moins cher pour moi, Amazon reste plus simple si tu tiens à la livraison rapide et aux retours faciles.

Dans les deux cas, on parle d'un investissement. Ce n'est pas un achat qu'on fait sur un coup de tête, et c'est bien pour ça que je détaille autant.

Deux pointes, et c'est la bonne combinaison

Chaque feutre a une pointe pinceau d'un côté et une pointe fine de l'autre. C'est écrit sur le corps, brush et fine, on ne se trompe pas.

La pointe fine est une vraie pointe conique, pas un biseau. C'est elle qui fait tout le travail dans les petites zones, et elle est suffisamment précise pour les contours serrés. La pointe pinceau sert à remplir vite les grandes surfaces.

Cinq feutres Ohuhu Honolulu B fermés, avec les mentions brush et fine imprimées sur le corps
Les deux extrémités sont clairement identifiées
Un feutre Ohuhu ouvert des deux côtés montrant la pointe pinceau et la pointe fine
Pointe pinceau à gauche, pointe fine à droite
Gros plan sur la pointe pinceau souple et la pointe fine conique d'un feutre Ohuhu
La pointe fine est conique, pas biseautée

320 couleurs, avec un codage qu'on retrouve vite

Chaque capuchon porte un code et un nom : B pour les bleus, G pour les verts, Y pour les jaunes, R pour les rouges, E pour les tons chair et les bruns, sans oublier quatre familles de gris distinctes, froids, neutres, chauds et verdâtres.

C'est le même principe de classement que chez les marques haut de gamme, et ça se prend en main plus vite qu'on ne l'imagine. Au bout de deux ou trois coloriages, on va chercher sa famille de couleur directement, sans réfléchir.

Vue de dessus des capuchons Ohuhu Honolulu B avec les codes couleur et les noms
Chaque capuchon porte son code et son nom

Le rendu, en une seule couche et sans retouche

Voici le coloriage que j'ai fait pour ce test, dans le livre Secret Forest Coloring Book. Et je précise quelque chose d'important : je n'ai passé qu'une seule couche, je n'ai rien repris aux crayons de couleur, et je n'ai fait aucun ombrage. Je voulais montrer ce que donne le feutre brut, pas ce que donne mon travail par-dessus.

Les couleurs sont franches, la couverture est régulière, les contours sont nets et je n'ai aucune bavure hors des lignes. Pour une seule couche posée sans effort particulier, je trouve le résultat très propre.

Coloriage de licorne dans une forêt réalisé aux feutres Ohuhu Honolulu B en une seule couche
Le recto, une seule couche, sans retouche

Maintenant le verso, et c'est là que ça se joue

Voilà le dos de cette même page. Pas une page voisine, pas un autre dessin : le verso exact de ce que tu viens de voir.

Verso de la même page montrant que l'encre des feutres à alcool a traversé le papier intégralement
Le verso de la même page. Tout a traversé.

Tous les aplats sont là, à leur place exacte, dans leur forme exacte. Un peu plus pâles, et c'est la seule différence. Seuls les traits noirs manquent, et c'est logique : ils sont imprimés par l'éditeur, ils ne viennent pas de mes feutres. D'où cette impression bizarre d'aquarelle sans son dessin.

Ce que ça veut dire concrètement : dans un livre imprimé recto verso, tu perds un dessin sur deux. Ce n'est pas une petite auréole qu'on voit en transparence, c'est l'image entière qui passe de l'autre côté.

Ma parade : une feuille intercalaire

Je glisse systématiquement une feuille de papier lay-out Schoellershammer 75 g/m² A4 sous la page que je colorie. Et je le fais pour tous mes livres, même ceux dont le papier est épais.

Sois claire sur ce que ça protège : la feuille intercalaire absorbe l'encre qui traverse et sauve les pages suivantes. Elle ne sauve pas le verso de la page que tu es en train de colorier, c'est mécaniquement impossible. Mais elle empêche la contamination en chaîne dans tout le reste du livre, et rien que ça vaut le coup.

Ramette de papier lay-out Schoellershammer 75 g/m² A4 utilisée comme feuille intercalaire
Le papier lay-out que je glisse sous chaque page

Le papier du Secret Forest n'est de toute façon pas très épais : on devine déjà le coloriage suivant par transparence avant même d'avoir commencé.

Un coloriage transpercé n'est pas un coloriage perdu

Si tu découvres le problème trop tard, ne jette rien. Attends que tout soit bien sec, retourne la page, et colorie la face transpercée aux feutres acryliques en plusieurs couches. L'acrylique est opaque, elle recouvre très bien, et tu récupères ton dessin.

Ce n'est pas la solution idéale, mais c'est infiniment mieux que d'abandonner une page sur laquelle on a passé deux heures.

Si tu hésites encore entre les deux familles, j'ai écrit un comparatif détaillé : feutres à alcool ou feutres acryliques, lequel choisir.

Le point qui va te surprendre : c'est plus facile

On imagine les feutres à alcool comme un matériel de spécialiste, réservé aux gens qui savent déjà. Mon expérience dit exactement l'inverse : c'est très difficile de rater un coloriage avec ça.

Compare avec un feutre ordinaire. Le feutre ordinaire laisse des traces de passage bien visibles, et repasser dessus n'arrange rien, ça empire même. Il peut transpercer lui aussi à force de couches, et parfois une seule suffit. Résultat, on obtient un rendu inégal, on est déçu, et on range le livre.

Le feutre à alcool, lui, s'étale tout seul. C'est plus propre, plus régulier, plus joli, et le résultat est beau même quand on débute. Pour quelqu'un qui commence et qui a peur de gâcher, c'est un vrai raccourci vers le plaisir de colorier.

Autre bonne surprise : on n'a pas besoin d'autant de couleurs que ce que j'ai pris. Il suffit de repasser sur une couleur déjà sèche pour l'assombrir, et on crée ses ombres avec un seul feutre. Un set beaucoup plus modeste permet déjà de faire de très belles choses. Mes 320 couleurs sont un luxe, pas une nécessité.

Ce qu'il faut savoir avant d'acheter

Les pointes ne sont pas remplaçables et l'encre n'est pas rechargeable. C'est la vraie différence avec les marques professionnelles, qu'on garde des années en les rechargeant. Ici, quand un feutre est fini, il est fini.

À 81 centimes l'unité, ça reste très raisonnable, et tu n'useras pas 320 feutres de sitôt. Mais c'est un point à connaître si tu comparais avec des références rechargeables à cinq ou six euros pièce : le calcul sur dix ans n'est pas le même.

Et l'odeur d'alcool est présente, comme sur tous les feutres de ce type. Elle ne m'a jamais gênée, mais si tu colories longtemps, aère la pièce.

Pour qui, et sur quel support

Ces feutres sont faits pour les supports qui n'ont pas de verso à préserver : les feuilles volantes, les blocs détachables, et surtout les coloriages imprimés. Sur une feuille imprimée en recto simple, le problème disparaît complètement, et il ne reste que les qualités.

Si tu veux les essayer sans sacrifier un livre, commence par un coloriage imprimé. Tu retrouveras tout ce que j'aime chez eux, sans la contrainte qui m'embête.

Sur un livre relié recto verso, en revanche, il faut accepter de perdre une page sur deux, ou renoncer.

Mon verdict

À part le fait que ça transperce, je ne leur trouve pas vraiment de défaut. Le rendu est superbe, la prise en main est facile, la précision dans les petites zones est au rendez-vous, et le rapport qualité prix est excellent pour 320 couleurs.

Ce n'est pas un matériel compliqué réservé aux initiés. C'est même l'inverse : c'est probablement le moyen le plus sûr d'obtenir un beau résultat quand on débute. Il faut juste savoir sur quoi les utiliser, et ça, maintenant, tu le sais.

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